Mariage du troisième type

Il y a quelques semaines, un événement assez étonnant s’est déroulé au Brésil : le « mariage » de trois femmes.

Le mot mariage est en réalité impropre : c’est un notaire, du sexe féminin lui aussi, qui a procédé à la rédaction du contrat de mariage unissant ces trois femmes. Aucune cérémonie civile n’a eu lieu. A priori, rien n’est stipulé concernant un éventuel divorce : deux « mariées » peuvent-elles divorcer de la troisième? Ce n’est pas précisé. Pas folles, les guêpes : le contrat mentionne la séparation de biens. Amoureuses à trois ? Peut-être, mais pas au point de risquer ses reals et ses centavos.

Tout cela prêterait à sourire si le sort d’enfants n’était pas en jeu, car l’une des femmes du trio a la ferme intention d’en avoir un rapidement. Il faudra d’ailleurs lui dire qu’elle devra quand même attendre neuf mois, les délais étant les mêmes à deux ou à trois. Mais comment ce petit (ou cette petite) à venir verra-t-il le monde? Que devra-t-il répondre quand on lui demandera plus tard ce que font ses parents? Et ses grands-parents, en aura-t-il…six? Et à la génération suivante, existera-t-il des enfants ayant neuf grands-mères, toutes homosexuelles, et aucun grand-père ? Bien entendu, tout cela n’a aucune importance pour sa mère et ses deux complices. Avec leur pseudo-mariage, elles ont eu leur quart d’heure de gloire et, pour la future mère, l’occasion d’affirmer sa revendication d’ «avoir les mêmes droits que tout le monde».

Cette obsession des « mêmes droits » chez les partisans du mariage à la carte confine à la folie. Or, le droit devant avant tout être au service du faible face au fort, cette volonté farouche de donner des droits identiques à tous devrait se traduire par des exigences simples et naturelles pour chaque enfant venant au monde : connaître son père et sa mère, si possible être élevé par eux, avoir éventuellement des frères et sœurs, avoir autant de grands-pères que de grands-mères. C’est vrai que c’est un peu simple pour des esprits tordus.

La seule ligne à tenir est donc bien de défendre le mariage comme étant une « union durable d’un homme et d’une femme ». Les états qui le définissent ainsi doivent le conserver tel quel. Ceux qui ont capitulé à la mode ambiante doivent le restaurer au plus vite.

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