Sera-t-il bientôt interdit d’aider les femmes enceintes à garder leur bébé ?

La liberté d’expression est depuis toujours une fierté française.

Mais force est de constater que cette liberté se réduit d’année en année: est-ce que demain, seuls ceux qui pensent comme TF1 ou France Inter auront le droit de s’exprimer ?

Le Gouvernement, a fait voter au Parlement et au Sénat un projet de loi visant à créer un « délit d’entrave numérique à l’interruption volontaire de grossesse (IVG) » pour ceux qui se rendraient «coupables» de diffuser des informations contraires à la doctrine officielle.

La loi prévoit de punir de 2 ans d’emprisonnement et de 30 000 € d’amende les auteurs de ce nouveau délit d’entrave numérique. Cela concerne entre autre des sites tels qu’igg.net, Afterbaiz, Ecouteivg.org, qui proposent aux femmes enceintes une aide pour qu’elles puissent garder leur enfant.

Si la loi est adoptée définitivement en février 2017, la femme en situation de détresse n’aura plus, pour s’informer, que les sites gouvernementaux ou soutenant la doctrine officielle.

Au parlement la ministre aux Droits des femmes Laurence Rossignol a défendu le projet de « consolider le droit fondamental des femmes à disposer de leur corps », martelant que « la liberté d’opinion n’est pas le droit au mensonge » sur ces « plateformes d’apparence neutre et objective » qui cherchent en fait à « culpabiliser les femmes et les décourager d’avoir recours à l’avortement ».

Coup de théâtre au Sénat.

La controverse sur la création d’un délit d’entrave numérique à l’interruption volontaire de grossesse (IVG) a rebondit au Sénat.

Contre toute attente, les parlementaires du palais du Luxembourg ont adopté à 173 voix – notamment celles de certains sénateurs LR et UDI – contre 126 la proposition de loi PS qui vise à punir les sites Internet avançant «masqués» et diffusant des «informations biaisées» sur l’avortement.

 

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