Jadis ce fut l’IVG puis le PAC …

Jadis ce fut l’IVG, puis le PACS, puis le « Mariage pour tous », en route pour la suite.

Dirais-je que m’en désole, ou que je m’en amuse ?

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Voir le même scenario se mettre en place, sans aucune nouveauté par rapport aux éditions précédentes, voir les opposants adopter les mêmes postures vite vouées à la risée publique, voir les entre-deux se pincer le nez en préparant leur ralliement « réaliste » autant que « bien pensant », a quelque chose qui suscite à la fois la lassitude et le divertissement.

J’avais eu, je l’avoue, un mouvement de sympathie pour « Frigide Barjot ». Celle-ci fut prestement rappelée à l’ordre par ses « troupes » : ne te trompe pas de rôle, fillette ! nous, nous sommes là pour perdre, et eux pour gagner.

Quand en aurons-nous donc fini de ces « avancées sociétales » dont le rite de mise en oeuvre tient de la recette immuable ?

Jadis, nous fûmes invités à pleurer le drame de ces Jocelyne, Marie-Ange, Lydia, contraintes d’aller se faire avorter à l’étranger, à leurs risques, à leurs frais. Que de torrents d’empathie ces figures emblématiques, habilement mises en scène, n’ont-elles pas suscité alors chez les âmes sensibles.  

Aujourd’hui, voici Martha, Anne-Laure, Josette contraintes d’aller acheter un bébé à l’étranger, aux nouvelles esclaves, à leurs risques et  à leurs frais.

Alors qu’elles sont si sympathiques ! Elles nous ressemblent comme des sœurs. Ce sont de vraies mamans, elles souffrent, elles aiment, comment ne pas soutenir leur juste lutte ?

On ne change pas une recette qui gagne. La nouvelle séquence, en tous points identique aux précédentes, est en route.

Il y a une quinzaine d’années, disons plutôt une petite vingtaine, j’avais tenté une explication démographique à ce phénomène de lutte sans merci contre tout ce qui peut inciter à la procréation naturelle.

A vrai dire, je crois de plus en plus en ce que je suggérais alors. Le problème, c’est que j’avais anticipé un retournement à partir de 2010, à mesure que la part du PIB consacrée aux seniors écraserait, de façon insupportable, celle consacrée aux familles et aux enfants. Rien de tel ne s’est produit, le rouleau compresseur avance toujours, les déséquilibres à venir s’annoncent de plus en plus monstrueux, mais l’édifice donne l’impression de continuer à tenir.

Je suis perplexe et attentif… et s’il n’est ni dans mes moyens ni dans mon tempérament d’en appeler à une révolution, des jeunes contre leurs aînés et contre celles et ceux, les véritables traîtres, qui parmi les jeunes font le jeu de l’égoïsme suicidaire des aînés, je puis tout de même tenter de reprendre et d’actualiser mes notes d’alors, sur un ton plus « Cassandre » que « Sauvy ».   

VTH & TOS

Philippe KAMINSKI

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